Un ami qui me veut du bien

Une rupture difficile. Extrêmement violente et dure. Je n’ai pas envie d’y revenir, j’ai souffert de cette fin trop nulle, décevante et moche.

Mon envie de bébé, malgré cette rupture, est elle toujours là, toujours aussi présente. La décision de faire mon bébé toute seule s’est faite au gré de mes insomnies, de mes journées trop longues et de mes réflexions interminables.

Fini de chercher l’homme idéal, le prince charmant, le papa idéal et l’homme parfait.

Je veux un enfant parce que j’ai ce trop plein d’amour à offrir et que je sens au fond de moi que ma vie ne sera jamais totalement épanouie et que je ne pourrais jamais être complètement heureuse sans enfant.

Alors un homme bien sûr, j’en ai envie. Un homme qui partage ma vie, mes fous rires, des voyages et découvertes, des soirées au resto et entre amis, des après-midi pluvieux au cinéma, des grasses mat’ sous la couette, des dimanche soirs devant un film, mes chagrins, mes coups de gueule. Un homme avec lequel on construirait un avenir, notre famille, nos rêves…

Mais aujourd’hui, à la veille de mes 32 ans, je ne veux plus laisser le temps défiler sans le retenir. L’homme de ma vie je le trouverai peut être un jour, mais en attendant, je ne veux pas me sentir emprisonnée à chercher l’homme qui pourrait être le père de mon bébé.

Je sais qu’il sera toujours difficile pour moi d’avoir des enfants. C’est une donnée que j’arrive aujourd’hui à assumer (et même à évoquer sans fondre en larmes). Mais ce n’est pas très vendeur pour une trentenaire qui cherche l’amour…

Aujourd’hui, j’ai toutes les cartes en main pour mettre en route une grossesse : une gynéco géniale, les médicaments  et prescriptions nécessaires, le suivi médical adéquat, des amis qui m’entourent et une famille qui saura être aussi parfaite et présente qu’elle l’a toujours été.

Il manquait l’essentiel, le père. Ou plutôt le géniteur puisque c’est le seul rôle qu’il aura. Et c’est lui qui est venu à moi. Le papabio(logique), avec lequel je discutais de mon envie et projet d’aller en Espagne m’a proposé d’être le géniteur, parce qu’il préférait cette option que celle d’un bébé avec un papa X.

D’abord j’ai cru qu’il plaisantait. Et puis on en a parlé, longuement. Des pour et des contre, du comment faire et pourquoi, de ce que cela impliquait pour lui, pour moi, et pour le bébé surtout.

Et puis on s’est mis d’accord, on fera ce bébé ensemble, parce que c’est rassurant de connaître le géniteur, de savoir que mon enfant aura un peu de lui, de beaux yeux, un sourire charmeur, plein de petits neurones qui fonctionnent à 200 à l’heure. Et puis aussi de savoir qu’il n’y a aucune maladie génétique avérée dans la famille, que si jamais il devait y avoir un problème, je pourrais faire appel à lui.

Et puis, ça permet de lancer le projet rapidement, sans argent, avec le programme médical mis en place avec la gynéco, dans des conditions simples, réconfortantes et agréables. Un bébé conçu presque comme tous les autres, avec de la tendresse et une envie folle de lui donner vie.

Nous avons écrit le « Baby Agreement », nos conditions. Le test HIV, l’exclusivité de nos relations, le cdd renouvelable à chaque cycle, les disponibilités nécessaires aux moments voulus, le point sur mon traitement (duphaston, clomid et ovitrelle).

Il me dit faire ça parce que je serai une « super maman » et parce qu’il veut que je sois heureuse. Il a raison, ça me comble de bonheur, de joie, mais aussi d’impatience, de crainte, de doutes, d’appréhension, etc. Mais je meurs d’envie de cette grossesse, de ce bébé, de ce papabio, de la suite…

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10 réflexions sur “Un ami qui me veut du bien

  1. bonjour ton post m’a interpellé, en effet je suis moi aussi célibataire sans enfant et j’ai moi aussi eu la proposition d’un papabio au cours d’une conversation. Tout à été mis en route et la FIV a eu lieu en Espagne en novembre 2013 malheureusement négative. Compte tenu de mon âge, 44 ans, je ne sais pas si je ferais une deuxième tentative (qui de toutes les façons sera une FIV DO) car je me sens vieille maintenant mais je me dis que si j’avais commencé plus tôt j’aurais tout tenté sans hésité. Alors je te souhaite de tenir très bientôt la victoire de ton combat dans tes bras 🙂 bon courage pour la suite

    • Je suis à la fois très heureuse de te lire, parce que je me sens moins seule, et en même temps attristée par cet échec. Si je comprends bien, vous avez procédé en Espagne avec sperme de « conjoint » et papabio dans ce rôle ?Je ne vais pas porter de jugement sur le fait que tu sois ou non âgée mais entre novembre et ce début d’année, cela ne change pas grand chose, peut être qu’une 2ème tentative mérite d’être tentée? Merci beaucoup pour ton message, ça me touche…

      • Papabio c’est pour moi le donneur de sperme qui sera, tout comme ton ami, le père qui ne reconnaitra pas son enfant mais qui sera là quoi qu’il arrive. Je pense sincèrement que c’est une chance d’avoir (si c’était une fille j’aurais dit cette fée lol) cette homme extraordinaire pour nous aider dans ce parcours et nous permettre d’essayer de réaliser notre rêve d’être maman.
        C’est vrai que l’écart n’est pas grand depuis novembre mais j’ai eu beaucoup de mal à me remettre de cet échec et je ne sais pas si je pourrais faire face à un second…
        Moi aussi ça m’a fait plaisir de lire une célibataire qui se bat en PMA et qui comprend ce qu’on peut ressentir sans le soutien d’un homme. Heureusement que maman est là, elle m’a beaucoup soutenue aussi 🙂 mon père n’est pas au courant de tout ça il ne comprendrait pas

      • Je comprends ô combien que cet échec ait pu être extrêmement douloureux. Mais es-tu certaine de ne pas avoir un jour le regret d’une 2ème tentative? Comment ça se passe avec un don de sperme? C’est long? Compliqué? ça t’ennuie de me raconter? Je me dis que si ça ne marche pas sur ce cycle avec papabio, il faudra que j’aille en Espagne mais je ne savais pas que le don de sperme était faisable avec donneur connu. Mes parents ont été au courant de la démarche mais ne savent rien de ce que je vis au quotidien, des échecs de novembre et décembre, de l’attente de janvier, des échos, prises de sang et rdv gynéco. Seul papabio et moi savons, et c’est lourd et très difficile quand cela échoue, j’ai l’impression de dégringoler une falaise immense sans voir le bout. Un blog est salvateur, un tas de pmettes sont là pour me soutenir et m’épauler dans ces épreuves.

  2. ça ne m’ennuie pas de te raconter mon expérience si ça peut t’aider. Tout est allé très vite car à l’étranger pas besoin d’être marié pacsé ou autre…
    J’avais demandé un devis pour une FIV et la clinique m’a préconisé avec don d’ovocytes mais je ne me sentais pas prête psychologiquement, j’ai voulu tenter avec les miens, pour un coût de 7500€
    Je suis partie avec mon ami une première fois pour un premier rendez vous à la clinique pour la visite où nous avons déposer notre dossier (résultats d’examen, consentement mutuel….) et c’est au cours de cette première visite qu’il a fait son dépôt de sperme. on a fait l’aller retour dans la journée dur dur!!!
    Puis le mois suivant quand J1 est arrivé j’ai déclenché ménopur et compagnie ça a durée 15 jours la stim enfin tout va bien j’ai pris ovitrelle et me voilà partie le lendemain avec une amie qui parle espagnol (heureusement ça aide pour les visites de la ville, les restau..) le dimanche j’ai eu la ponction et le mardi matin le transfert d’un embryon. Nous sommes revenues dans l’après midi. Et se sont suivis les 14 jours d’attente, et la pds négative. Le lendemain tout à fait par hasard je suis tombée sur le blog d’une Pmette et depuis je suis les parcours et cela m’a beaucoup aidé à me remonter car très peu de personnes étaient au courant une amie et ma mère et du coup on ne peut pas confier ses angoisses c’est pas évident à gérer tout ça. Mais grâce aux blogs j’ai pu comprendre tous les symptômes que j’ai eu.
    Là-bas en Espagne il y’a toujours les findus qui attendent et j’ai reçu le nouveau devis pour la FIV DO c’est un peu plus cher car il y’a les médicaments de la donneuse en plus.
    J’étais partante pour cette deuxième tentative et mon ami aussi mais j’ai repris ma vie de célibataire le sport et les sorties et mon corps se remet lui aussi tout doucement de ce qu’il a subi. Du coup je me demande si vraiment ce serait raisonnable de retenter et beaucoup de questions me passent par la tête, enfin pour tout te dire je ne sais plus très bien où j’en suis c’est un peu le cahot mais je vais mieux et j’ai peur de replonger avec mes idées noires. Si ça ne marche pas je ne sais pas si j’aurais la force nécessaire pour faire face et c’est sûrement cette peur là qui me bloque… Voilà j’espère t’avoir éclairé un peu avec mon long message lol mais si tu as d’autres questions n’hésites pas 🙂

    • Merci pour toutes ces informations. Tu as fait ça à la clinique Eugin ou ailleurs? Je comprends chaque mot que tu écris sur tes craintes et idées noires. Je crois qu’il faut réussir à faire la part des choses, est-ce que ce désir d’enfant pèse plus lourd que cette peur d’un nouvel échec? Est-ce qu’il faut que tu en parles plus autour de toi? que tu vois un psy? Difficile de prendre une décision aussi importante, je comprends… Les parcours PMA sont tellement difficiles et lourds à porter. En tous cas, si tu as besoin d’en parler, sous couvert d’anonymat en plus, n’hésite pas !!

  3. C’est exact je l’ai fait à Eugin et j’ai trouvé très bien, j’ai même eu droit à l’appel d’une psy de la clinique le lendemain du résultat, ça m’a paru encore plus pro…
    Je ne sais pas comment faire pour discuter ailleurs je n’ai pas de blog. J’avais juste créée ce compte Facebook

    • J’ai déjà longuement regardé et même eu une infirmière au téléphone. Ma gynéco m’en a aussi parlé et visiblement c’est un lieu de confiance et d’écoute. Tu devrais peut être tenter de créer un blog, moi c’est grâce à ça que je me sens mieux. J’écris, c’est ma psychothérapie ! Et la participation des autres pmettes est un soutien incroyable.

  4. hello les girls, ravie de ne pas se savoir toute seule dans notre quête de la maternité et cette volonté de ne pas se laisser aller a la fatalité malgré notre celibat, notre age, et les problemes de fécondité
    Jolie cette expression de papa bio

    • Jolie oui… Mais plus de papbio en magasin 😦
      Tu es loin d’être seule ça c’est une certitude. Hélas, parce que le chemin est long et difficile… Célib toi aussi? Quel projet alors pour cette maternité désirée?

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