Vidage de sac auprès de ma mère

Ma mère, ma petite maman, si parfaite, si présente quand j’en ai besoin, si discrète quand nécessaire. Je n’aurais pas pu rêver meilleure maman. Ça fait gnan-gnan j’en suis bien consciente mais tant pis, c’est vraiment ce que je ressens. Et pourtant je l’ai détestée au cours de mon adolescence, maudite même et encore aujourd’hui il nous arrive d’être en total désaccord et de nous fâcher. Mais nous sommes très proches et unies. On se parle beaucoup, on rit, on voyage, c’est une véritable amie en laquelle j’ai toute confiance et qui est là à chaque instant de ma vie. Elle me soutient dans mes choix, me comprend, m’oriente, me conseille, m’engueule quand il faut, etc. Elle est unique.

Je ne lui ai jamais parlé de toutes mes histoires de complications gynéco. Je ne voulais pas l’inquiéter, je ne voulais pas qu’elle soit malheureuse pour moi, qu’elle se soucie au quotidien de mes tests, bilans et résultats. Et puis j’avais besoin de vivre ça seule, d’accuser le coup et de prendre le temps de me faire à l’idée. J’avais besoin de ça pour pouvoir en parler ensuite sans fondre en larmes devant n’importe quel enfant ou femme enceinte. Et ça marche. Je ne vais pas dire que c’est facile aujourd’hui mais j’en parle sans pleurer (ou presque).

Samedi je passais la journée avec ma mère, on avait prévu de se balader dans Paris tranquillement, dans mon nouveau quartier. Nous avons déjeuner dans un petit resto hyper sympathique et je me suis (enfin) lancée à lui parler.

J’ai tout mis sur la table d’un coup, au moment du café. Les tests, bilans, rdv gynéco, les mots sur mes peurs, mes maux, mes souffrances, mes envies, mon envie de faire ce bébé toute seule. La décision, le papabio, tout y est passé. Avec quelques larmes cette fois, elle aussi d’ailleurs, même si elle a essayé de les cacher, je crois avoir vu ses yeux rougis à la sortie du resto.

Ça m’a fait du bien. Je voulais qu’elle soit au courant, que je lui dise enfin tout ce que j’avais sur le cœur et toutes ces choses qui me tiraillaient et me détruisaient un peu plus chaque jour.

Je savais aussi qu’elle me soutiendrait, qu’elle ne me laisserait pas tomber, même si bien sûr elle préfèrerait une autre histoire, plus jolie, plus tendre et conventionnelle.

Ma petite maman est maintenant dans ma confidence. Elle est désormais la seule à tout savoir – ou presque, je ne lui ai pas dit que la véritable 1ère tentative aurait lieu le lendemain matin, je n’ai pas envie qu’elle attende avec autant d’impatience et d’appréhensions que moi.

Je sais qu’elle a mal dormi et que cette histoire la tourmente, je sais qu’elle y pensera énormément dans les jours à venir, autant pour ce bébé toute seule que pour tous ces problèmes de grossesse compliquée. Mais j’espère que le bonheur que je pourrais lui offrir un jour avec l’annonce d’une grossesse, la naissance d’un bébé et les joies d’une grande-mère la combleront.

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