Seule.

Depuis novembre dernier, c’est à dire depuis la 1ère prise de clomid, je me renferme de plus en plus. Mes amis, ma famille (mes parents mis à part), mes collègues, ne savent pas ce que je vis depuis plusieurs mois.

Tout le monde ignore ce bébé que j’essaie de concevoir, ces rdv Gyneco à répétition, les prises de sang, les échos, les médicaments, les injections, le 100% sécu, papabio, à quel point je suis malheureuse, à quel point je me sens seule à faire ces choix difficiles, à vivre ces échecs et ces nouveaux espoirs au quotidien.

L’épisode Gonal est encore plus clandestin. Ni mes 2 de mes très proches amies auxquelles j’ai parlé de tout ça ni mes parents ne sont au courant de ce dernier essai avec ce nouveau protocole. Il n’y a que vous, la Gyneco et papabio (et encore lui n’a aucun détail sur les injections et le reste).

Depuis novembre j’ai l’impression que mon esprit est perpétuellement envahi par tout ça, que je pense sans cesse à ce bébé dont je rêve tant et que je n’arrive pas a faire.

Je ne projette plus rien, vacances, week-end, soirées, je n’appelle quasiment personne et ne recherche aucune compagnie. Je travaille beaucoup, je suis souriante, on pourrait me croire épanouie et heureuse mais tout au fond, j’ai le cœur en miettes et suis prête à fondre en larmes en permanence.

Je me sens seule mais incapable de partager tout ça. Je me sens seule mais pas prête à franchir le cap d’une vie comme si cet épisode d’essai bébé n’avait jamais existé.

Pour tout vous dire, je n’y crois pas à cette nouvelle chance, je sens déjà poindre l’échec, la déception, la tristesse et la fin. Et je ne sais pas comment sortir de tout ça la tête haute, en passant à autre chose, en continuant de vivre avec cette tristesse et cette peur profonde de ne jamais être maman.

Je ne sais pas si j’aurais le courage, la motivation, l’argent aussi pour me lancer dans l’aventure d’un bébé en Espagne. Peut être qu’il faut que je me fasse doucement à l’idée de concentrer ma vie sur autre chose. Le boulot peut être, m’orienter dans une nouvelle voie, un nouveau projet professionnel pour oublier l’échec retentissant de ma vie personnelle.

Je me sens seule car inutile, futile, inintéressante. Alors je n’appelle personne, je refuse les invitations et me maudis d’être aussi renfermée. Ça ne me ressemble tellement pas. Je sais que nombreuses d’entre vous se lovent dans un petit cocon avec leur amoureux, loin des couples fertiles et des enfants des autres. Peut être que c’est mon cocon à moi que je tisse, seule, faute d’avoir un chéri avec qui partager tout ça.

Je ne vais pas bien. Moi qui suis d’ordinaire une grande optimiste, qui passe mon temps à rire et à être joyeuse, qui arrive si bien à donner le change au quotidien, ici j’évacue toute cette tristesse accumulée.

Je vais reprendre ma vie en main, je ne sais pas encore dans quelle direction et comment mais je vais tacher de retrouver celle que j’étais avant tout ça. Je vais essayer de vivre, de revivre, sans bébé, sans ce projet destructeur.

L’histoire avec papabio s’est achevée ce matin. Mon ovulation à normalement eu lieu à 12h30 (ça a du bon les injections d’ovitrelle, ça ne laisse pas de place aux supputations), notre dernier câlin à midi. Le timing est respecté, l’histoire s’achève sur une discussion (jambes en l’air comme promis) sur la France réac. Qui ne tient pas compte de la société qui évolue ni des mœurs qui changent. On parle mariage pour tous, adoption, GPA, PMA, médicaments, difficultés pour un couple de subir tout ça pour avoir des enfants, et des 6 derniers mois qu’on a partagé aussi.

2 semaines à attendre sans conviction et on pourra écrire le mot « FIN ». N’allez pas imaginer que je n’ai pas envie d’y croire et que je ne rêve plus de porter mon 1er bébé, c’est juste que je n’y crois plus et que ça me dévore encore un peu plus.

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39 réflexions sur “Seule.

  1. Dur dur de te lire aussi triste et seule. Je croise les doigts déjà pour cet essai et ensuite tu verras. Rien ne t’oblige à continuer l’aventure tout de suite, prends le temps. Vis, sors, ris, fais tout ce qu’on ne fait plus en PMA et tu verras comment tu sens les choses. Je suis désolée de ne pas avoir de meilleurs conseils à te donner mais en tout cas je te promets que tu n’es pas seule, on est là avec toi. Je t’embrasse.

    • Merci ma belle, je sais tellement à quel point vous êtes là. Sans vous, j’aurais déjà perdu pied depuis longtemps. Je sais que tu as raison, il faut que je me change les idées, que je vive et profite de ma vie aujourd’hui. Je ne suis pourtant pas à plaindre, je le sais, il faut juste que j’arrive à voir le soleil sous les nuages. Je vais en effet sans doute prendre le temps de réfléchir à tout ça et me retrouver. Merci beaucoup…

  2. Salut ma poulette. Les mots que tu as écris résonnent en moi comme la vérité et mon quotidien depuis 2 ans. Quand bien même je suis en couple. Alors j’imagine ce que tu dois ressentir, toi qui ne partage pas ces contraintes et cette peine. Le renfermement ? Je connais. La peur de ne jamais devenir maman ? Je connais. Même si mon entourage est au courant, ils ne comprennent pas. Seule une PMette le peut. Ma solution à moi pour essayer de mieux vivre ma vie ? Lâcher prise au max… Oh bien sur, te dire que je prends mieux tous ces traitements serait mentir. Mais je me fixe d’autres objectifs : une pause PMA de mai-juin à août, une évolution professionnelle (ça se sont les grands objectifs), et d’autres objectifs plus petits, du quotidien pour profiter de la vie, ne plus y penser, moins y penser. Tout ça pour te dire que même si tu n’es pas en couple, tu n’es pas seule ds cette galère. Ce que tu feras, si cette tentative est négative, toi seule le sait, et c’est à toi de décider. Mais tu feras ce qui est bien pour TOI. Je t’embrasse fort ❤

    • Merci pour chacun de tes mots, ça me touche beaucoup. Ce matin, je disais justement à papabio que j’imaginais à quel point ça devait être dur de vivre tout ça pour un couple. C’est une lourde épreuve, je comprends qu’on puisse se sentir amoureuse, heureuse mais aussi seule et triste. L’entourage qui ne comprend pas, je l’ai vu aussi, avec une amie, à tel point que je regrette de lui en avoir parlé. Le lâcher prise c’est le secret, c’est le plus difficile aussi, j’ai même essayé d’aller faire du yoga hier ! Tu as totalement raison, il faut se fixer des objectifs, des petits, des plus grands, à court terme et puis à plus long. Se poser, réfléchir mais pas trop, etc. Je ne pourrais jamais vous dire à quel point je vous remercie d’être là… ❤

  3. Hello … et puisqu’il n’y a pas que les PMettes dans cette galère, sache que je comprends aussi ce que tu ressens. On a la chance d’être en couple et c’est déjà dur .. alors toute seule. De notre côté nous avons décidé de ne plus rien dire car les gens ne comprennent pas et on des réactions incompréhensibles … pas de nouvelles de ma soeur depuis le 24 décembre … alors qu’elle a aussi eu des ennuis pour avoir son fils, mon filleul, qui a aujourd’hui bientôt 11 ans… Alors accroches toi, bats toi … bises … MonPtit Séb

    • C’est étonnant cette incompréhension des « autres » et parfois de ceux qui nous sont les plus proches. J’ai du mal à comprendre, peut être que c’est simplement de l’incompréhension de leur part, de la peur. Enfin, je ne sais pas, difficile de tout excuser aussi. Merci de me lire, de comprendre aussi, je ne vais pas dire de partager ça, je pense qu’on souffre chacun suffisamment. Mais merci en tous cas de tes mots, ça fait du bien de ne pas se sentir seule ici… Je vais m’accrocher dans un 1er temps, et me préparer à me battre dans un 2nd… Bises

  4. J’avoue que je ne sais même pas quels mots écrire tant je comprends (et vis) ce que tu ressens, à 100%, à 200%…
    Es-tu en région parisienne? un café un de ces jours pour partager un peu tout ça?

    • Je t’avoue que j’ai pensé à toi en écrivant tout ça, parce que j’imagine en effet que tu me comprends et vis des moments similaires. Je suis à Paris oui, et un café, ce serait avec plaisir…

  5. Je n’aime pas te lire si triste…
    Tu sais qu’on est là, mais je sais que ça ne suffit pas, que c’est pas pareil…
    On ne sais pas encore ce que réserve cet essai, évidemment que je croise très fort pour toi. Si ça ne fonctionne pas, il reste en effet d’autres solutions, même si évidemment c’est toujours difficile d’en arriver là. Quoiqu’il arrive tu feras ton choix, quand tu le voudras, prends ton temps.
    Câlin.

    • Je prends le câlin, je prends (double) les doigts croisés. Je sais que vous êtes là oui, franchement, vous êtes parfois l’échappatoire, et toujours mes psy ! Il faut être forte, très (trop) pour les autres solutions et aujourd’hui, je sais que je me sens trop faible, mais je vais tout faire pour remettre le pied à l’étrier, je ne vais pas me laisser dévorer si facilement (enfin si on peut parler de facilité). Merci Zappp, bisous

  6. je suis désolée de te lire si désemparée et triste. Je me reconnais dans ce que tu écris. Se sentir seule, vouloir etre seule se renfermer, on passe toutes par là, par ces moments difficilies…En plus sans compagnon de route pour partager ce chemin difficile cela doit alourdir le fardeau…
    Il faut que tu t’accroches et que tu gardes l’espoir.

    des bises de réconfort

      • A vrai dire, je ne voulais parler à personne de ce dernier essai, je ne sais pas vraiment pourquoi. Les autres fois non plus je n’en parlais pas d’ailleurs, sauf à mon amie pmette, elle me comprend mais habite un peu loin. On se parle beaucoup, on s’appelle et on essaie de se voir de temps en temps. Je ne suis pas du genre à me confier, encore moins depuis le début de tout ça…

    • C’est difficile de lire que nous partageons toutes cette solitude, même en couple. C’est terrible la PMA, ça bouleverse, ça fait tout voler en éclats, nos certitudes, nos caractères, nos enthousiasmes… Le fait de vivre ça sans homme est en effet un peu lourd parfois, ça alourdit mais en même temps souvent je pense à vous, à la souffrance de vivre ça à 2 aussi. Je vais m’accrocher oui, je vais tout faire pour. Merci pour ce doux réconfort.

  7. Comme tu le sais, la pma à fait longtemps partie de ma vie. Et oui… ça bouffe… ça rend malheureux… ça isole. J’ai eu malgré tout la chance de vivre ça la seconde fois avec un homme qui a été un réel soutien et je t’admire (et le mot est faible) de faire face à tout cela seule. Avec mon premier mari c’est un peu ce qui est arrivé et je n’ai pu faire que 3 iac à l’époque… vivre ça seule ça a été trop dur. Alors je te trouve bien courageuse de mener ça toute seule… même l’idée d’élever un enfant seule, je ne peux le concevoir. Bien entendu, tout seule sait de quoi tu es capable si cette tentative devait échouer. Mais je suis sûre que tu prendras la bonne solution. Donne toi du temps. J’ai toujours ressenti un besoin d’urgence dans cette quête à devenir maman… parce que j’avais trop peur de ne pas avoir le temps… j’ai arrêté la pilule à 24 ans et je serai maman à 37 ans. Mais finalement je n’aurais mis en gros que 5 ans à avoir mon bébé avec l’homme que j’aime. Tout ça pour dire que parfois les choses se font d’elles – même. Prends ton temps, du moins le temps qu’il faut pour la suite. Et puis cette tentative peut être la bonne… et si ce n’est pas le cas… si tu as du mal à savoir comment faire pour après, on sera là pour en parler avec toi, sans jugement pour que tu saches ce que TOI, tu veux ou peux. La solitude dans ce parcours on la connaît toutes… à des degrés différents. On ne peut pas remplacer un amoureux mais on t’aideras à notre mesure. Gros bisous.

    • ça c’est très énervant, je t’avais écrit une longue réponse et tout a planté… Je disais donc, merci pour tes mots qui me touchent et me vont droit au coeur. Tu sais, ce n’est pas du courage, c’est plutôt un choix qui s’est imposé à moi. Ton histoire me touche parce qu’elle représente l’image d’un passé douloureux et d’un présent qui sauve, celui d’un beau couple amoureux qui arrive à franchir les obstacles et à trouver enfin le bonheur. Parfois les choses se font d’elles mêmes mais il faut être patient, faire les bons choix aussi. Je vais prendre mon temps parce que je n’aurais pas le choix, et qu’il faut sans doute que j’avance maintenant pas à pas. Mais j’aurais sans doute besoin de vous oui, pour savoir quelle direction prendre, même si je dois décider seule, j’aurais besoin de vos conseils et de votre présence, comme aujourd’hui. Merci pour tout ❤

  8. Tu sais, il en faut du courage pour dire que ça ne va pas bien. Je te souhaite tellement fort que cette dernière fois soit la bonne… Mais si ce n’est pas le cas, il y aura d’autres choix qui se présenteront à toi, quand ce sera le moment. Essaie d’avancer à ton rythme, pense à l’instant présent. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais je ne sais pas quoi te dire d’autre ce soir.
    En tous cas je te fais de grosses bises de réconfort.

    • Merci, même si je n’y crois pas/plus, j’aimerais tellement moi aussi que cette dernière fois soit la bonne. Il y a en effet d’autres choix après bien sûr, mais tellement plus compliqués, coûteux et fatigants. Carpe Diem, cela n’aura jamais été aussi vrai dans ma vie, et pourtant si difficile à faire. Merci pour ton soutien, tes mots font du bien, tout simplement. Bisous

  9. Le titre de ton article m’interpelle tellement… Si seulement les km ne nous séparaient pas tant, nous pourrions aller au ciné, boire un thé ou manger un bout toutes les deux. La solitude, même quand on est en couple, est souvent au rdv et je ne peux imaginer ce que ça doit être quand on vit ce désir d’enfant en secret.

    Faire une pause, ce n’est pas renoncer. Si tu sens que ça te fera du bien, n’hésite pas.

    Je croise les doigts très fort pour une fin version « Elle fut heureuse et eut beaucoup de bonheur avec son enfant ».

    Gros gros bisous ma belle.

    • Tu es trop gentille Biquette, merci pour tout. C’est tellement difficile cette solitude, même en couple comme tu dis, c’est dur de la gérer et de savoir comment la vivre. Mais tu as raison, faire une pause ce n’est pas renoncer, je ne sais pas encore ce qui me fera du bien, je vais essayer de me retrouver d’abord pour trouver les solutions ensuite. Quand à la fin que tu suggères, j’aimerais tellement qu’elle existe un jour… Merci pour tout, des bisous

  10. ❤ des gros bisous Nounette. C'est dur… j'espère comme dit Biquette que la fin sera heureuse, qu'une pause, si elle s'avère nécessaire, te fera du bien. Et j'espère que le chemin ne sera plus si long que tu le penses.

    • Merci, les bonnes nouvelles de certaines 😉 donnent beaucoup d’espoir… Je suis incapable de savoir ce qui me fera du bien aujourd’hui mais en effet, moins le chemin sera long, moins il sera difficile à parcourir et à vivre. J’espère que la grosse frayeur passée, tout va bien pour toi, des bisous

  11. J’espère que ça va un peu mieux ma Nounette… Je suis contente que tu sois en contact avec Violette, j’ai tellement d’admiration pour vous qui menez ce combat seules. Je comprends tellement ce désir d’enfant, j’aurais sans doute suivi le même parcours en absence de Choubidou. Prends le temps qu’il te faut pour décider de la voie à suivre, j’espère de tout mon coeur que ce cycle sera le bon. Vraiment très fort. Des bisous

    • J’ai repris le boulot sur les chapeaux de roue ce matin, mais ma température n’a fait aucun pic alors que l’ovulation est sensée avoir eu lieu ce matin. dpo 1 et je n’y crois déjà plus, c’est moche. Je suis contente d’être en contact avec Violette et ce serait chouette qu’on se rencontre, une copine de galère, on se comprend… Pour la pause, je vais essayer de prendre la bonne décision, pour une fois dans ma vie peut être… Merci pour tout ❤

  12. Je comprends tes craintes mais j’ai envie de dire que là il faut se focaliser sur les chances de réussites et pas le reste. Si tu veux tu peux rencontrer des gens en PMA dans la vraie vie. Moi, je veux bien te voir et partager avec toi. Tu n’es pas seule. Nous sommes toutes là. Alors n’hésites pas. Voici mon mail: desperatepma@gmail.com
    bisous et je croise

  13. bonsoir, je voulais te laisser un message plus personnalisé que la réponse à ton message. Il y a tellement à dire…que je ne sais pas par où commencer ; j’espère sincèrement que la vie te sourira, que ça aura marché ; j’espère que dans ces moments difficiles que tu vis actuellement, tu trouveras des bras pour t’entourer et une épaule pour t’appuyer. Je sais que c’est difficile de parler de ce foutu parcours avec l’entourage, qui ne comprend pas de toutes façons, et qui s’imagine que c’est simple, mais essaye quand même, il suffit d’une personne pour faire du bien ; comme tu dis, en couple, on se love, et on tisse sa petite bulle qui protège ; tu n’es pas inutile, ou inintéressante, sors-toi ça de la tête! Je te souhaite tout le bonheur possible, de rencontrer (si tu n’es pas contre) un homme gentil qui prendras soin de toi. Je t’envoie plein de courage!

    • Contre un homme gentil qui prendrait soin de moi ! Qui pourrait être contre une si agréable idée !? 😉 LE problème c’est que ces hommes là ne courent pas/plus les rues… Merci pour ton message, ça me touche beaucoup (trop même, j’étais à deux doigts de verser une larme, bon je crois que je suis un peu sensible en ce moment mais quand même). J’ai pris le temps ce soir de discuter avec une copine au téléphone, pas du parcours en particulier mais dans les (très) grandes lignes, les choix de vie tout ça et ça m’a fait du bien, parfois il faut réussir à lâcher un peu. Ce parcours comme tu dis si bien est un « foutu parcours », il nous bousille tous à petit feu, heureusement qu’on peut en parler ici, ce défouloir en mode psy fait un bien fou. Merci pour tout…

      • bon, si ça va mieux, tant mieux, passe une bonne nuit, et j’espère que demain le soleil brillera pour toi! Là c’est facile, fais beau partout (au jt, l’an dernier neige au troca, indice 50 today). bon courage à toi, recharge bien les accus!!! bye

      • J’aurais tendance à dire que mieux c’est un bien grand mot… Je dors hyper mal parce que je pense que la moulinette ne s’arrête jamais et bien que je sois en train de me résoudre à accepter la fin programmée de tout cet espoir, mon cerveau lui n’a semble-t-il pas encore reçu le message. Quant au point météo, c’est tout gris sur Paris ce matin (WTF, ils parlaient d’un temps sublime toute la semaine !!)

  14. Ça m’a rendue triste de te lire avec ce petit moral. La solitude est tellement difficile à vivre, surtout dans ce parcours… J’espère tellement pour toi que tout ira mieux, bientôt, et que cette fois-ci sera la bonne, tu le mérites tellement. Laisse-toi le temps de rebondir, ne culpabilise pas de ne pas avoir envie de sortir et te sociabiliser, ça reviendra quand tu seras prête. Et pourquoi ne mettrais-tu pas quelques personnes dans la confidence des derniers « épisodes »? ça t’enlèverait certainement un peu du poids que tu portes sur les épaules. Je pense fort à toi, j’aimerais tellement pouvoir faire plus. Grosses grosses bises ❤

    • Merci beaucoup. La période est un peu difficile c’est vrai, la solitude pesante et les décisions lourdes de conséquences. Merci mille fois pour tes encouragements, en lisant ton dernier article, je mesure à quel point cette petite barre sur un test va changer ta vie, à quel point j’aimerais vivre ça moi aussi. Je ne suis pas prête à en parler parce que tout au fond de moi, je crois que j’espère encore un tout petit peu que ce dernier cycle soit le bon, et aussi parce que les réactions des gens me font peur, entre déception et dureté je crois. Ne te dis pas que tu pourrais en faire plus pour moi, chacun de tes mots est un soutien qui n’a pas de prix et ton bonheur me touche aussi… Merci pour tout ❤

  15. Un ptit coucou ma belle, je te sens abattue avec ce dernier post que je viens de lire. Quand tu décris le fait que tu te renfermes je te comprend pour l’avoir vécu pendant toute la période de ma FIV et quelques semaines après mais insensiblement, et surtout sans toutes ces foutues hormones, je me suis remis à vivre ma vie normalement. C’est à dire à un rythme que j’avais complètement perdu et que je pensais ne pas retrouver!!! Et pourtant OUI
    Après la grande déprime post FIV j’ai recommencé à sourire et faire des projets autres sans pour autant oublier la PMA mais d’une manière différente. Et là en te lisant je me rend compte que l’optimisme a de nouveau pointé le bout de son nez et je vois la vie plus positivement et surtout plus colorée, même si j’ai toujours mes interrogations sur bébé liées à mon grand âge lol et à mon célibat je me sens beaucoup plus forte et cette pause était vraiment nécessaire pour retrouver l’énergie perdue et qui va m’être absolument indispensable si je décide de retenter une seconde fois. J’ai repris le sport sérieusement pour me sentir de nouveau bien dans ma peau et gommer quelques petits bourrelets pris pendant cette période et ça marche, pris à temps tout est rentrer dans l’ordre et je me sens de nouveau féminine et attirante car c’est quand même important pour rencontrer quelqu’un d’être bien dans ses pompes… Du coup la confiance en soi et la bonne humeur sont ici même si des fois y’à des petits manques mais globalement ça va.
    Tout ceci pour te dire que quoique tu décides tu te remonteras, tu es encore très très très très loin d’avoir utiliser toutes les possibilités qui s’offrent à toi pour réaliser ton vœux, mais je te souhaite de le réaliser très très très très vite. Alors surtout ne te décourage pas et continue ton combat et même si tu dois faire des pauses le meilleur reste à venir. Je te fais pleins de bisous de réconfort 🙂

    • Coucou, merci pour ton message. Je mets un peu le temps pour répondre parce que je voulais prendre le temps…
      Tu ressens bien les choses, je me sens triste, et abattue. Prête à faire une croix sur mon bébé. Je sais bien que toutes les possibilités n’ont pas été utilisées, loin de là même. Mais aujourd’hui je me sens trop abattue pour continuer toute seule. Ou disons plutôt que je me sens complètement perdue. Je ne sais pas si je dois faire passer mon envie de maternité, d’amour ou d’un boulot avant. J’ai l’impression d’avoir fait trop de fois de mauvais choix et d’être incapable aujourd’hui de ne pas me tromper. Peut être qu’une pause tout simplement est nécessaire. Mais j’ai l’impression de devoir mettre un rêve à la poubelle, celui d’être mère, une fois, plusieurs fois, et je crois que ça me rend beaucoup plus malheureuse que ce dont je me pensais capable. Au fond, je me dis que peut être comme toi, j’arriverais à retrouver mon enthousiasme, ma joie de vivre etc, mais j’ai l’impression qu’il restera malgré tout en permanence ce désespoir et cette tristesse profonde. Je suis contente en revanche de lire que tu vas bien, que tu te sens mieux, plus confiante et optimiste. Est-ce que tu as d’ores et déjà pris ta/tes décision(s) pour la suite?

  16. Ton contexte est bien difficile, l’isolement en pma c’est d’un classique, un triste classique, même en couple parfois, alors en solo j’imagine à peine par tous les sentiments dont tu passes. J’espère que tu vas pouvoir rencontrer de nouvelles têtes compréhensives bientôt, que ca va le faire et que ta roue va tourner. Bisous

    • Merci ma belle. C’est difficile en effet, j’essaie de concentrer mon attention sur autre chose, le boulot principalement pour ne pas penser, ou ne pas trop réfléchir. J’espère moi aussi que la roue va tourner. Je crains que ce ne soit pas dans le sens que j’attends mais à tout le moins que les choses changent… Merci de ton soutien. Bisous

  17. Tu peux faire une pause sans renoncer à ton projet de maternité, et surtout sans culpabiliser de mettre ce désir d’être maman entre parenthèses. ça ne signifie pas que tu ne vas pas y penser mais simplement que tu prends un peu de temps pour toi, te reconstruire et retrouver de l’énergie et surtout le sourire c’est super important.
    Quand à moi, pour l’instant je garde au fond de moi un petit espoir mais je sais que financièrement je ne peux pas assurer, j’attends une rentrée d’argent liée à mon travail mais je ne sais pas encore quand, donc les choses sont bloquées mais j’essaie de prendre cette attente comme une pause nécessaire avant un grand changement de vie (enfin je l’espère ce changement très positif 🙂 )
    J’avais très peur d’une deuxième tentative car je me disais que je n’arriverais pas à surmonter un autre échec mais je sais maintenant que quoiqu’il arrive positif ou négatif on se remet toujours et on continue notre chemin alors je me dis que je n’ai rien à perdre à faire un nouvel essai au contraire j’ai tout à gagner 🙂
    Ce message j’espère qu’il te communiquera un peu de mon optimisme et surtout beaucoup d’espoir pour la suite

    • Merci ma belle, c’est trop gentil. En effet, ton optimisme me fait du bien. Je sais qu’on a vécu (et qu’on vit) des situations un peu similaire alors c’est toujours agréable de voir qu’on se relève, qu’on apprend à aller mieux et puis même qu’on va mieux après. Mais c’est tellement difficile de subir ça seule… Je suis contente que tu sois partante pour une 2ème tentative, c’est que tu es sur la vraie voie de la guérison psychologique ! En effet, tu as tout à gagner, je crois que tu pourrais regretter de ne pas le tenter si tu en as les moyens (à qui il faut botter les fesses pour cette rentrée d’argent !!!?). ceci étant je crois que tu as raison, la pause est sans doute nécessaire parfois et elle doit faire du bien. Il faut en effet le vivre comme ça en attendant la suite.Tu me tiendras au courant hein !? Quant à moi, ce n’est pas de la culpabilité d’arrêter les projets, ou de faire une pause, c’est un manque, un vide qui me dévore chaque jour un peu plus, c’est ça qu’il faut que j’apprenne à gérer. Alors non je n’ai pas encore beaucoup d’espoir pour la suite, ça ressemble plutôt à un grand trou noir, béant. Il m’appartient de remplir tout ça. Mais par quoi !?

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