Le bordal (grave) dans ma tête + Edit :-(

Alors tu vois, avant-hier (ou presque), j’espère un bhcg de dingue, hier, je ne pouvais arrêter le déluge de larmes suite au gros négatif dans ma face, à la fin de la page papabio et à l’annonce de la grossesse « surprise » d’une amie en couple depuis moins de 6 mois.

Et depuis tout ça, j’ai du me poser environ 12 milliards de questions (je te jure, j’exagère tout juste) et ne pas obtenir toutes les réponses.

Alors quoi? D’abord, forcément, la question principale est : « Mais qu’est ce qu’on fait maintenant »?

Soyons organisée (je t’ai dit que j’étais un peu organisée d’ordinaire mais que là c’est juste un peu le bordal de dingue dans ma tête ?). Donc si on se résume :

Option 1 : Stooooooop ! On arrête tout, on met ce désir dévorant de maternité entre parenthèses, on attend le prince charmant (ou on le cherche, peu importe, la question n’est pas vraiment là) et on fera (peut-être) un bébé dans quelques années, comme les couples normaux (avec en plus, l’option, qui n’en est pas une, vous l’aurez bien compris : pma).

Avantages : on rentre dans le moule, célib à 32 ans, ce n’est pas si peu commun, ça laisse le temps de rencontrer un homme gentil, doux et bon et même de tomber amoureux, d’être heureux et de construire une jolie famille. (Tu le vois le bisounours avec le bidon arc en ciel qui sourit niaisement là?). Non, soyons optimiste, cette option là, elle est envisageable (qu’est ce que t’en penses toi ?)

Inconvénients : le bébé 2015, t’oublies. Le 2016 aussi. Tu prends ton mal en patience, tu manges du bisounours et tu espères que le mec idéal (tu sais ton collègue en couple, avec un petit garçon qui est en essai bébé 2) quitte sa femme et te tombe dans les bras (demain). L’inconvénient majeur, tu l’auras compris, c’est l’attente, c’est la mise entre parenthèses de ton projet de maternité qui fait que tu te lèves le matin et qui te donne envie d’être la femme que tu espères être un jour. Et puis, ça veut dire que tu mets tout tes oeufs (ahah) dans le panier d’un homme, en n’étant même pas sûre qu’il existe, encore moins que toi tu seras capable de plaire à n’importe quel homme, et même pas sûre non plus qu’il pourra t’offrir tout ça quand bien même on aurait résolu tous les problèmes pré-cités.

Option 2 : On continue sur la lancée « elle a fait (ou plutôt elle essaie) de faire un bébé toute seule ». Direction l’Espagne ou la Belgique pour une IAD. Et là, je ne sais pas si tu t’imagines le déluge de questions qui résonnent dans ma tête :

– Mais quelle tête aura ce bébé?
– Et si il était vilain?
– Et si il était neuneu?
– Et si je n’aimais pas ce bébé?
– Et si je ne retrouvais jamais d’homme après (parce que oui sous mes airs d’anti-bisounours, j’en ai tellement envie de cette vie à 2, de cette vie de couple dans laquelle on construit une complicité, une famille, un amour, etc)
– Et si je n’y arrivais pas financièrement?
– Et si je n’étais pas à la hauteur?
– Si mon bébé est malade et que je ne sais pas le guérir, l’aider, le couver, le sauver, le materner, l’éduquer, l’aimer, ou trop l’aimer
– Et si les gens rejetaient ce bébé IAD?
– Et si le regard des gens étaient méchant, si les gens faisaient du mal à mon bébé,
– Et si je me retrouvais trop seule avec mon bébé?
– Et ça tourne en boucle, sans s’arrêter, sans avoir de réponses, sans oser arrêter ma décision.

Tu sais ce que j’aimerais au fond? Je veux ce bébé du fond du cœur, mais j’ai peur de le faire sans « connaître » le géniteur. J’ai peur que ce soit trop anonyme, j’ai peur de porter un bébé dont je ne peux imaginer le visage. Tu sais, je me sens conne d’écrire ça, parce que ça ne m’a jamais (jamais) perturbé quand des copines homo faisaient appel à une IAD pour avoir leur bébé. Et tu sais, le pire c’est qu’avec l’adoption, je ne me poserais pas non plus ces questions là. Mais alors pourquoi ça me bouscule autant de porter un enfant sans connaître le géniteur, alors même que je sais que les traits physiques, psy et médicaux du géniteur seraient étudiés à la loupe et choisis en fonction de qui je suis.

Tu vois, je suis une trouillarde, j’ai l’impression de vouloir tout tout de suite. Je veux mon bébé mais je veux aussi qu’il soit de l’homme parfait. Je suis pire que les trentenaires qu’on dit trop pressées, moi je voudrais avoir le prince charmant et la fin de l’histoire avec « ils eurent beaucoup d’enfants » avant même d’avoir ouvert le livre.

Après je me dis que ces questions là sont peut être aussi normales, légitimes, naturelles, rassurantes. Mais quand tu es toute seule, que tu n’as pas un doux amoureux qui te soutient, qui t’oriente, que tu as l’impression d’en prendre plein la gueule depuis 6 mois, que tu es aveuglée par ce désir de maternité, eh ben tu te sens paumée tu vois.

Alors je vais te dire, je crois que ce que j’aimerais, c’est avoir un 2ème papabio en stock, pour continuer un peu les essais sous gonal, savoir qui est le géniteur, ou filer en Belgique avec ses zozos sous le bras.

Tu vois, je t’avais dit hein, c’est un bordal sans nom dans ma tête (et même je finis par me dire qu’on est plusieurs là-dedans et que bon sang, personne n’arrive à élever assez la voix pour avoir le dernier mot !). Et encore, là je ne te parle même pas de mes éventuels projets boulot qui me ferait partir en province, faire de longs stages, gagner moins et tout et tout.

Ben j’vais t’dire, on n’est pas rendu !!

(Edit pour finir la semaine en pleurs)

Tu le crois toi le mms de 22h45 d’une très très bonne amie qui te dit : « un petit mms pour une grande nouvelle » et qui t’envoie l’écho de son bébé qu’on distingue parfaitement, et qui est sublime. Tiens ben voilà, je rechiale…

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41 réflexions sur “Le bordal (grave) dans ma tête + Edit :-(

  1. Toutes tes questions sont bien légitimes, n’aie pas de doutes là dessus. Tu es une fille censée et tu veux bien faire. Aprés je ne pense pas que l’on puisse te dire quoi faire, option 1 ou 2. Bon courage dans le choix en tout cas, ce n’est pas facile. Et des bisous de réconfort sur ces derniers jours pénibles.

    • Comme tu peux le constater, des doutes j’en ai plus d’un. La majorité étant des doutes de moi… En effet, le choix final m’appartient, même s’il me concerne moi aujourd’hui, mais mon bébé demain, ma famille, mes amis, etc Merci pour ton réconfort et ton message de soutien. Bisous

  2. Tu es évidemment la seule à pouvoir décider de la suite. C’est d’ailleurs ce qui est difficile. Tous ces choix sont censés, il n’y en a pas un meilleur que l’autre, ils sont différents c’est tout.
    Je te souhaite de trouver la réponse et de l’accepter avec sérénité.
    Bisous.

    • La seule, je crois que c’est justement ça qui est si difficile comme tu dis si bien. Je ne sais pas s’il y a un choix meilleur ou pas, ou si tout dépend de ce dont je suis capable, de ce dont j’ai profondément envie. Je crois que la sérénité viendra avec la décision, parce que je saurais que c’est la bonne. Je crois que là tout de suite je me sens un peu trop paumée pour décider. Ou alors je suis trop flippée…

      • Tu n’es pas obligée de choisir tout de suite… Ce sont des décisions importantes, c’est normal que ça fasse peur.
        (Pas cool le coup de l’échographie en texto. L’horreur quoi)

      • L’horreur oui. Franchement, la phrase « un petit mms pour une grande nouvelle » tourne en boucle dans ma tête. Incapable de dormir…
        Le choix n’est pas imminent c’est vrai. Mais j’ai l’impression de reculer encore ce projet de vie, et je crois que ça me rend profondément malheureuse. Ca va toi, toujours sur ton petit nuage?

  3. Ma petite cigogneegaree comme mes copinautes je suis désolée de te dire que le choix t’appartient. Je suis désolée pour toi que tu ais à vivre autant d’épreuves seule. J’ai cru comprendre que dans ton désir d’enfant joue aussi la course contre la montre, pma oblige, mais puis je te suggérer-si c’était pas dans ta todolist- de demander une conservation de tes ovocytes pour cause médical comme la loi le permet depuis peu et te laisser le temps de répondre à cette longue
    Liste de question. J’espère ne pas te choquer ou blesser avec mes suggestions. Crois moi je comprends cette urgence et ce désir impérieux d’être mère. Mais je me dis que si tu avais le sentiment de pouvoir te laisser quelques mois de réflexion t’aidera un peu. C’est pas assez et je me doute que les amis, le blog et la famille ça ne suffit pas toujours. Faire un bébé toute seule c’est extrêmement courageux mais dur. Courage. Bisous

    • Je sais bien que tu as raison, ce choix m’appartient à 200% et pourtant c’est le dernier que j’aimerais prendre seule. Il est trop lourd, trop difficile, trop à enjeux pour mon avenir. Ce désir d’enfant me dévore, me fait faire les mauvais choix, je n’ai plus aucune confiance en moi et ne sais plus quelle direction choisir. Pour la conservation des ovocytes, ce n’est pas qqch à laquelle j’avais pensé, je peux effectivement en parler avec ma gynécologue, prendre son avis. D’ailleurs, on ne sait toujours pas ce qu’est « mon problème ». Tu ne me choques pas bien au contraire, tu m’aides à avancer, comme les autres, à faire mes choix, à suivre une direction. Merci infiniment. J’ai l’impression en effet que tout ce que j’ai aujourd’hui ne me suffit pas/plus à avancer et à accuser le coup des mauvaises nouvelles et de la vie qui court sans moi, mais peut être que demain sera moins dur.. Merci… ❤

  4. Difficile ce choix. Je crois qu’il n’y aura pas de solution idéale, juste l’option qui te permettra d’être toi même.
    Je me permets mes petits avis, ce qui m’est venu en tête en lisant chaque option.
    Option 1 : Rentrer dans le moule OK, faire comme tout le monde mais tu vas t’y sentir comment dans le moule, il y a des gens qui ne sont pas faits pour être mis dans des moules et si c’est faire comme les autres mais être malheureux ça sert à quoi ? En te lisant, ton désir d’enfant semble si fort, si profond que je me demande si tu pourras le mettre entre parenthèses, te consacrer à des rencontres sans que ce désir soit trop lourd dans la balance…
    Option 2 : La plupart des questions qui te tracassent sont des questions de parents, tout le monde se les pose, même le couple bien marié, stable, qui conçoit son bébé en C1, le couple qui adopte, le couple qui a pourtant attendu des années une grossesse : on en passe tous par là car avoir un enfant c’est entrer dans l’inconnu et que l’inconnu fait peur. Mon enfant sera-t-il beau ? Saurais-je m’occuper de lui, lui apporter tout ce dont il a besoin ? Est-ce qu’il va me ressembler à moi, est ce qu’il aura mes gènes merdiques, l’intelligence de son père ? Ces questions là reviendront aussi si tu fais un bébé dans 5 ans avec un papa qui sera ton compagnon.
    Concernant l’IAD, as-tu la possibilité de te lancer dans le parcours sans avoir décidé de la faire ? Je m’explique : aller là bas, te renseigner, prendre la température, voir comment cela se passe et si les formalités t’apaisent ou t’angoissent ? Si une fois là bas, au moment de mettre des critères dans un dossier tu bloques, la décision te semblera peut être plus évidente.
    J’espère dans tous les cas que tu parviendras à trouver ton chemin.
    Gros bisous

    • Il n’y a pas de solution idéale non, je crois que c’est sans doute ça qui est aussi compliqué. Ton avis est plein de sagesse (tu veux que je te laisse les rênes de mon cerveau quelques jours/semaines/mois??). Tu sais au fond, ce monde idéal du couple qui fait un projet de vie, un bébé et tout et tout, j’en ai envie mais je ne me sens plus le courage d’attendre, et peut être même d’y croire. Je suis triste de dire et penser ça mais j’ai l’impression d’être blasée… Et pourtant au fond, l’homme de ma vie, je crois qu’il peut exister, que moi aussi je pourrais être heureuse comme ça. Mais je me dis aussi en effet que ce désir d’enfant me dévore et passe avant tout depuis 2007 (!!!) et que j’aurais du mal à le mettre entre parenthèses, même si c’est sans doute au fond ce qu’il faut que je fasse…
      Concernant l’IAD, tu as peut être raison, il faudrait que je prenne rdv, que je vois comment ça se passe et ça pourrait me guider. Je vais sans doute discuter avec la gynéco le 9, lui parler de tout ça, qu’elle me donne son avis sur « mon problème », ce qu’il engendre, ce que je risque, ce qu’il faudrait faire dans l’idéal… Merci pour tout, je continue de réfléchir à tout ça (à 200 à l’heure et sans arrêt…) Bisous

      • L’échange de cerveaux nécessiterait que tu prennes le mien en charge et je ne suis pas sûre que tu te retrouverais gagnante donc c’est risqué !
        ;-))
        Tu nous raconteras ce que te dira ta gynéco de tout ça le 9.
        Bises !

      • 🙂 Ah oui toi aussi c’est le bordal comme ça dans ta tête !? Pourtant tu as l’air d’avoir la façon super claire de poser les choses, d’y réfléchir et tout.
        Mais c’est peut être parce que ce sont mes choses, alors si je m’occupe de tes choses et toi de mes choses, on s’en sortirait peut être 😉 Je vous raconterai ce qui se dira le 9, mais il va falloir encore faire un peu de rangement dans ma tête…

      • Ben on est des femmes donc dans le cerveau ça fuse à 2000 à l’heure ! Moi c’est surtout la liste des choses à faire dans les prochains mois qui me fait trèèès peur. Tu verrais le nombre de pages internet ouvertes sur mon ordi en ce moment ça montre bien les recherches qui partent dans tous les sens !

      • 🙂 Faut que je lise ton blog, je ne prends le temps de rien, je suis totalement dans les choux (mais pas les bons…) Ma collègue et copine vient d’avoir une excellente nouvelle boulot, et j’en ai marre qu’il n’y ait des bonnes nouvelles que pour les autres. J’ai l’impression d’être sur le bord du chemin. Bref, je vais me reconnecter au monde et lire ton blog, parce que marde, il y a tout plein de bonheur par chez toi, malgré les 2 milliards de questions 🙂

  5. Ce que je retiens de ce post, c’est surtout le fait que tu n’as pas suffisamment confiance en toi pour envisager d’être aimée pour ce que tu es, par un homme (ou par cet enfant à venir?)… Ca n’engage que moi, mais je pense qu’il faudrait que tu prennes le temps d’apprendre à t’aimer, afin de savoir où aller. Il n’y a pas de recettes miracle pour ça, malheureusement. Peut-être en essayant de comprendre pourquoi à ce point-là tu t’aimes si peu?
    Je crois que c’est important de s’estimer soi-même (un minimum du moins!) pour pouvoir donner de l’amour et surtout accepter d’en recevoir en retour. J’espère ne pas avoir été maladroite… Bon courage. Bisous.

    • Je ne sais pas d’où vient cette perte de confiance, ou ce manque tout court. Peut-être que c’est justement lié au fait que je suis seule, que je me dis qu’aucun homme ne m’aime pour ce que je suis? Que je suis trop moche/inintéressante… C’est clair qu’il faut que je travaille à tout ça, mais j’ai déjà tellement l’impression que le temps file trop vite que le coup de la thérapie me paraît surmontable. Mais tout au fond, je sais pourtant que tu as bien raison. La pma n’aide pas non plus, je ne t’apprends rien mais ne pas être capable, en tant que femme, de donner la vie, ou à tout le moins de la porter ne renforce pas l’idée qu’on a de soi… Tu n’es pas maladroite, au contraire, tu es honnête, sincère et c’est de ça dont j’ai absolument besoin. Merci pour tout

      • Je ne parlais pas forcément de thérapie, même si je reste persuadée que parfois, accepter de perdre du temps nous permet d’en gagner… Mais disons qu’il me semble important de réfléchir à ces 2 questions essentielles:
        1. Est-ce qu’il s’agit d’une perte de confiance liée à la pma, ou un manque lié à autre chose?
        2. Penses-tu ne pas t’aimer parce que tu n’as pas d’homme dans ta vie ou, a contrario, tu n’as pas d’homme dans ta vie parce que tu ne t’aimes pas?
        En effet, tu as bien raison de souligner que la pma n’arrange rien !! Je précise d’ailleurs que j’aurais pu me tenir à moi-même ce joli discours que je t’ai tenu… Parce qu’en effet, ne pas pouvoir porter la vie, c’est terriblement douloureux. Une vraie blessure narcissique !! Mais quand on portera la vie (parce que oui, on finira par la porter !!!), je ne suis pas sûre qu’on aura réglé ce problème de mésestime… Avec le risque de le transmettre à nos futurs enfants…
        Tu sais, la démarche d’adoption nous a obligé à nous poser énormément de questions aussi. Pourquoi nous voulions un enfant? Comment nous envisagions notre rôle de parents? Quoi dire à cet enfant sur son histoire?, etc… Finalement, ça a été extrêmement important pour nous, car ça nous a permis de savoir vers quoi on voulait aller avec plus de clarté. Ces questions en ont soulevé beaucoup d’autres d’ailleurs (y compris: est-ce qu’on poursuit notre combat pmesque?), mais aujourd’hui, je crois que grâce à toutes ces questions, on sait davantage où on va.
        Après, bien entendu, on a la chance d’être deux… Mais ces questions, je crois qu’on se les ait d’abord posé individuellement. Bon courage pour la cogitation. Des fois, les réponses viennent aussi d’elles-mêmes… Il faut savoir suivre son intuition… Bisous.

      • Accepter de perdre du temps pour en gagner (et j’avais écris « de gagner du temps au départ »…) c’est sans doute totalement vrai, bien que vraiment difficile à mettre en œuvre (ou il n’y a que moi !?)
        Les questions sont essentielles, et je n’ai sans doute pas la réponse là comme ça. Mais, je n’ai jamais eu une confiance de dingue en moi, et mes relations amoureuses ne m’ont pas aidées à me faire du bien. Parfois un petit mot, comme le patron du resto qui dit à son collègue « t’as vu comme elle est belle » ou ma chef qui dit tout sourire « on compte sur vous, on sait que vous ferez ça avec brio » ça m’aide, ça me fait du bien, mais c’est de courte durée… Et la pma ça bouffe, ça fait mal, ça dévore, encore plus. En fait, je crois que suite à ma dernière rupture en août dernier (même si c’est moi qui suis partie), la pma et tous les échecs ont fait dégringoler ma cote de popularité en moi-même en flèche. Alors te dire si c’est parce que je n’ai pas confiance que je ne trouve pas d’homme ou l’inverse, c’est une excellente question, et je pense qu’il y a des deux. Mais le travail a faire est individuel, les réponses aux questions existentielles pour l’avenir le sont tout autant. Je ne sais pas si je saurais en revanche un jour pourquoi j’ai tant envie/besoin de cet enfant depuis si longtemps. J’ai l’impression d’avoir toujours su qu’il me serait difficile de l’avoir, de le porter. Comme si cette conception devenait un objectif, qu’il fallait que je mette tout en œuvre depuis tout ce temps. Avez-vous réussi à répondre à toutes vos questions vous? Avez-vous eu les mêmes réponses? Les réponses viennent un peu d’elles-mêmes je crois, tu vois la souffrance à l’annonce de la grossesse de mon amie hier me fait dire que je ne pourrais plus « subir » de nouvelles annonces comme ça, qu’à force ça me bouffera, et que je ne peux/veux plus attendre. Mais écrire, parler, réfléchir et agir ne sont pas toujours dans le même espace temps…

      • Accepter de perdre du temps pour gagner, c’est un long cheminement. Au début de nos essais, par exemple, il fallait qu’on avance vite !! Au bout de 5 mois de stim, j’ai voulu passer aux iac. Au bout de 3 iac, j’ai voulu tenter la fiv. Et entre les interventions chirurgicales et tous les essais, on n’a fait aucune pause pendant presque 1 an. J’avais l’impression de perdre un temps précieux et finalement je voulais cet enfant tout de suite !! Je ne supportais pas la frustration et finalement, j’étais comme une enfant capricieuse qui ne supporte pas que quelque chose lui résiste. Je crois que dans notre société actuelle, on a tous beaucoup de difficultés à gérer les frustrations…
        Sauf que ce que je n’avais pas compris, c’est qu’on ne maitrise rien et que cet enfant viendra quand ce sera le bon moment pour lui… Après fiv 2, on s’est donc imposé une longue pause et ça nous a fait un bien fou, même si, au début, ça a été très difficile pour moi. Tous ces mois de traitements, de visites chez le doc ou les biolo, d’examens, d’attente, d’espoirs, etc… puis plus rien !! Mais je suis contente qu’on se soit imposé cette attente parce que même si ça a été parfois très dur pour moi, je crois que je repars plus forte et plus confiante. Quand on a arrêté, de toute façon, je n’y croyais plus du tout…
        Concernant les questions existentielles que tu te poses, comme je te le disais, l’idée n’est pas de te mettre la pression pour y répondre aujourd’hui. Prends le temps qu’il te faudra et les réponses viendront d’elles-mêmes !
        En ce qui nous concerne, les réponses sont venues vite et on a eu les mêmes. Probablement parce qu’après des années d’essais, on avait déjà réfléchi à tout ça.
        Concernant les annonces de grossesse, elles m’étaient insupportables au début !! Ca a pris beaucoup de temps, mais aujourd’hui, je le vis beaucoup mieux. Je crois qu’au bout d’un moment, on lâche prise. On se rend compte que les autres n’y sont vraiment pour rien et on arrive à de nouveau se réjouir pour eux, sans rester centré sur nous. C’est d’ailleurs le plus difficile finalement: réussir à ne plus rester centré sur soi, alors que le manque et la douleur nous dévorent… Mais on peut y arriver, vraiment !!
        Je te souhaite de pouvoir écouter ton cœur et de trouver les réponses à toutes ces questions. On oublie souvent d’écoutet son intuition, pourtant, elle nous guide souvent dans la meilleure direction. Il faut juste se faire confiance. Mais choisir, c’est renoncer, n’est-ce pas? 😉 Bisous.

      • Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, vouloir tout faire « vite », par impatience. Comme toi, j’avais hâte qu’on arrête le clomid pour passer aux injections, et ensuite tester pour passer aux IAD. Mais je ne sais pas ce qui pousse à aller si vite, l’impatience, la peur de l’échec, la volonté de réussir, de voir enfin son projet aboutir…
        Le lâcher prise c’est quelque chose que je ne sais pas faire, dans la vie en général alors ce projet de maternité encore moins. C’est du domaine du quasi insurmontable.
        Peut-être que vivre l’attente à 2 est plus simple, parce que tu peux profiter de ton couple, de ta vie d’amoureux, de la construction d’autres projets etc. Mais peut être que ça m’aide de croire ça. En tous cas, force est de constater que parfois « la pause s’impose » et qu’elle peut être bénéfique, pousser à la réflexion, laisser le temps aux réponses de s’imposer d’elles-mêmes, etc
        C’est une belle victoire en couple d’avoir les mêmes réponses, la pma peut être explosive pour certains, faire mal, voire même séparer. Une belle revanche sur la vie après tout.
        Les grossesses pour moi je crois que c’est difficile parce que je n’ai pas La perspective de réponse, le début du projet qui me fait dire que peut-être, ça arrivera dans les semaines/mois à venir et ce vide, cette absence de projet à court ou moyen terme me fait mal, a fortioti quand il m’éclabousse des autres.
        J’aime l’idée que notre intuition est la plus grande des alliées, c’est juste que je crois que tout est déjà tracé pour moi si on se résume à ça : faire mon bébé et avancer dans ma vie toute seule.
        Mais ce n’est pas une réponse suffisamment satisfaisante pour l’instant, parce que j’ai besoin d’être arrêtée sans doute compte tenu de l’importance de la question initiale. Tu m’aides cependant à me poser les bonnes questions et à avoir les bonnes réflexions. Tu n’as pas été psy dans une autre vie !? Merci pour tout en tous cas. Je suis désolée, je ne suis pas très présente en ce moment à part sur mon blog, trop centrée sur mes petits problèmes de nombril je pense, et je me laisse dévorer par le boulot, et je profitais de ma petite soeur, et j’ai 12000 excuses mais je pense à toi/vous. Vraiment. Bisous, merci…

      • Je n’accepte aucun excuse, parce que tu n’as pas à en faire ! 😉 On fait ce qu’on peut, comme on peut. Concentre toi sur toi, parce que tu dois être ta priorité pour le moment. D’ailleurs, je n’avais même pas remarqué que tu venais moins, puisque tu étais là à mon retour. Plein de bisous.

      • T’es trop gentille. Mais toi/vous êtes là pour moi, ça doit marcher dans les 2 sens, on est dans le même bateau. Et puis, justement, faut que j’arrête de me concentrer sur mon nombril 😉 Plein de bisous à toi aussi, et merci encore ❤

  6. Le MMS,c’est de l’amie qui t’a annoncé sa grossesse la semaine dernière ? Pas très fin, mais comment pourrait elle se douter…
    Prends le temps de prendre ta décision.
    Question très bête, que penses tu de la co parentalité ? Je n’y connais rien, mais j’imagine que tu préfèrerais que ton enfant soit le tien à toi..
    C’est certain que si ton désir d’enfant est si débordant, je vois difficilement comment construire une jolie histoire sans que cela soit le centre du sujet…
    Bref, plein de gros bisous et courage pour ce cogitage…

    • Non, une autre… Oui oui, 2 annonces en moins d’une semaine. Et encore, je ne compte pas l’annonce de ma collègue 1 semaine auparavant. Elle ne se doute de rien, je ne lui en veux pas bien sûr. La co-parentalité oui j’y ai déjà pensé, notamment pour en avoir parlé avec Violette. Mais je n’imagine pas être lié à quelqu’un qui ne serait pas mon homme, cela impose de nombreuses contraintes dont je ne veux pas (géographiques notamment, d’éducation, etc) et tu es pieds et mains liés à quelqu’un pour toute ta vie. Ce désir d’enfant me dévore depuis ma séparation de 2006, chaque choix depuis est fait en ne pensant qu’à ça. C’est terrible quand j’y pense, encore plus si je ne donne jamais naissance à ce bébé tant espéré. Une jolie histoire sans penser à ça me paraît impossible tellement cela prend de la place dans mon cœur et dans tout mon corps. Bref, tu vois, le cogitage est loin d’être terminé…

  7. Compliqué tout cela. Bon nombre des questions que tu te poses via l’iad, tu te les poserais aussi sans iad je pense, même si tu dis que tu te poses pas c’est question si adoption, les questions sur le « vais-je l’aimer » « vais-je pouvoir financièrement assurer »… etc… sont universelles non? et pas que liées à l’iad. Il y a d’autres questions qui sont propres à l’iad, c’est certain. Et là dessus, envisages-tu de rencontrer quelqu’un passer par ce chemin ? en solo ? ou pas ?… etc. Des bises

    • Oui, compliqué ! 🙂 (très, trop pour moi je crois…)
      Mais tu mets le doigt sur un point important, je crois que je me poserai toujours ces questions là, c’est juste qu’elles seraient partagées si nous étions 2…
      Ce n’est pas tant l’IAD que la solitude du poids de tout ça finalement. Et aussi, quand même, l’inconnu que ce serait ce géniteur. Peut-être que je vais rencontrer qqn oui, je me suis abonnée sur un forum de mamans célibs passées par là, savoir comment elles vivent tout ça, ce qu’elles ont fait, où elles en sont. Tout toute seule me paraît trop lourd, trop difficile et presque inconscient. Je sais le poids de ce choix, les conséquences de cette décision, je ne la prendrais pas à la légère, j’y ai déjà énormément réfléchi mais en effet cette inconnue qu’est l’IAD est une nouvelle étape…

  8. Le choix est difficile et t’appartient. Garde toutefois en tête qu’à part la venue d’un enfant, rien n’est définitif. Si tu décides de faire une pause, tu gardes le choix de reprendre ton parcours un peu plus tard. Si tu te lances dans l’IAD et que le doute se fait trop fort, tu peux aussi ralentir. Vas-y par petits pas, tout doucement. Choisis une première direction, vois comment tu la vis.
    Les questions que tu te poses sur un bébé issu de l’IAD, ne sont pas nécessairement propre à ce contexte. Elles montrent que tu as à cœur le bonheur de ton enfant, votre équilibre à tous les deux. Couple puis bébé ou bébé puis couple, ce n’est finalement qu’un changement d’ordre. L’un n’empêche pas l’autre.
    Courage ma belle. Gros câlin.

    • Tu as raison, je sais bien pourtant que tu as raison, que le temps ne presse pas au point qu’il faut que je me décide « demain ». Mais j’ai tellement l’impression déjà d’être sur le bord de la route et que le monde continue de tourner et d’avancer sans moi que ça en devient oppressant. J’attends tellement fort et avec tellement d’envie ce bébé depuis si longtemps que chaque jour me paraît difficile maintenant. Mais avancer à mon rythme, avec de petits pas comme tu le dis si bien est sans doute le bon moyen de ne pas s’écrouler et de faire les bons choix, d’autant que les grands choix sont nombreux en ce moment dans ma vie (boulot et perso, autant tout faire d’un coup). Et puis se dire que tout ça se résume à un changement d’ordre, tout simplement, un simple changement d’ordre fait entrevoir les choses de façon plus sereine, reste simplement à faire le bon choix de l’ordre… Merci ❤

  9. bon, tout se bouscule, fais peut-être une petite pause pour y voir plus clair, et laisser mûrir ton choix ; tu as vécu des moments difficiles qui t’empêchent d’y voir clair ; on ne peut pas se décider avec le cerveau en ébullition ; un peu d’apaisement te permettra de te décider et y aller à fond ; je te souhaite bon courage, bises

    • Se bousculer oui, voilà exactement l’état dans lequel je me retrouve : totalement bousculée ! Comme je disais à Biquette, je dois avancer doucement, sans précipiter les choses, c’est presque contre-nature pour moi cette avancée à petits pas mais en l’état actuel des choses c’est sans doute malgré tout ce qu’il faut que je m’impose de faire. Merci, et bon courage à toi aussi dans ces douloureux moments.

  10. Coucou, je ne peux pas répondre à ces questions. C’est vraiment un choix personnel tout ça.
    Je te dirais également de prendre le temps. Fais une pause. Il n’y a pas d’urgence à avoir un bébé tout de suite (même si je sais à quel point tu en as envie, surtout que tu as déjà démarré le processus…). Laisse venir à toi la décision qui te semble la plus fluide. J’ai souvent remarqué que parfois on force le destin. Ca n’a pas marché cette fois. Et s’il y avait une raison derrière cela? Et si c’était un signe? Qui sait tu vas peut être croiser demain matin l’homme de ta vie, et tu seras heureuse ainsi? Prends le temps de souffler. Tu verras plus clair j’en suis sure. Gros bisous ma belle

  11. c’est normale de se poser toutes ses questions car ce n’est pas rien une IAD faite toute seule! C’est lourd à porter pour une seule paire d’épaule et c’est justement bien de se poser les questions avant et pas apres….

    j’espere que tu prendras la meilleure decision pour toi!
    plein de bises

    • Normal oui sans doute, après c’est vrai que je me sens un peu faiblarde parfois pour porter tout ça, même si un jour comme aujourd’hui, j’aurais l’impression de pouvoir soulever des montagnes. Mais le problème d’une IAD, et du bébé toute seule de façon plus générale c’est d’être responsable d’un tout petit-être, de son bonheur et de son épanouissement. Alors c’est clair que toutes les questions je me les pose, j’attends juste de pouvoir apporter les bonnes réponses, et peut être alors que la réponse adaptée en découlera.
      Merci ❤

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