14 SA – Les annonces

Attention, post dégoulinant de « bisounourssitude ».

3 mois de grossesse déjà. Les annonces se suivent et suscitent beaucoup d’émotion, de joie, de larmes de bonheur et de quelques questionnements parfois.

L’écho des 12 SA a permis d’envoyer la photo de mes deux amours au staff belge, à ma douce gynéco, à mes amis, et de m’extasier de la grande beauté de ces petits bouts de vie qui grandissent. L’équipe médicale et paramédicale, ô combien professionnelle et prévenante qui m’a suivi a ainsi partagé mon bonheur :

Clémence :

« Merci pour ces jolies photos ! et ravie d’avoir de bonnes nouvelles.

Profitez bien de ces moments  bien mérités »

Le gynéco belge :

« Bonjour,
ils sont en effet très beaux…
félicitations »

La psy belge :

« Oh mais quel plaisir de vous lire ça me fait tellement plaisir !!!
Que tout continue à bien se passer!
Et mille merci pour ces nouvelles ! « 

Et le bonheur de lire à quel point ces crevettes rendent ma petite maman heureuse :

L’amie de ma mère :

« aujourd’hui j’ai vu ta maman vraiment heureuse et ça aussi cela m’a fait plaisir »

Chaque jour, je mesure la chance que j’ai de porter ces deux petits êtres au creux de mon ventre. Et même si je suis encore inquiète de la suite, que ce soit trop beau pour être vrai, que je n’ai pas vraiment le droit de vivre ça, j’essaie de vivre au jour le jour en profitant de chaque instant (même des vomitos et des séances pipi 4 fois par nuit).

Je pense à vous, chaque jour…

12 semaines – Les jolies nouvelles…

Mercredi 10 juin 2015, 10 heures. Voici le moment tant attendu, l’échographie du 1er trimestre, à 12 semaines. La fameuse échographie qu’on craint et qu’on attend avec une impatience quasi insoutenable, celle qui soulage ou qui fait basculer le rêve en cauchemar.

12 semaines, 10 de grossesse, 8 que je sais que je porte la vie et 4 que ce sont deux petits cœurs qui battent au creux de mon ventre.

Je suis angoissée depuis quelques jours, je ne dors plus comme une marmotte, ai peur pour mes tout petits, crains que mes kilos perdus ne les ai fait trop souffrir, peur, déjà, de ne pas être une bonne maman pour ces petites bulles de vie.

L’échographiste et moi faisons connaissance par les formalités d’usage : antécédents médicaux, de grossesse, problèmes particuliers, modalités d’obtention de la grossesse, etc. Elle a l’air calme et douce, attentive, professionnelle et gentille.

Sa belle cheminée est ornée de dizaines de faire-part de naissance, avec des bébés tous plus beaux les uns que les autres, aux murs, des portraits d’enfants de pays lointains. Elle a l’air d’aimer voyager, d’aimer la vie et les enfants.

On passe dans la salle d’échographie. Pour une fois, pas de petite culotte baissée, je descends mon jean et remonte mon débardeur, j’apprécie déjà de voir le gel approcher de mon ventre.

L’écran s’allume et laisse apparaître la plus jolie image, mes deux bébés, têtes bêche. Je distingue leurs petites têtes, leurs ventres ronds, les bras et les jambes et ces petites choses qui gigotent dans tous les sens. Les larmes me grimpent aux yeux dans la seconde.

L’échographiste m’explique ce qu’elle va faire : vérifier que tout est bien en place, membres, doigts, orteils, cœurs qui battent, prendre les mesures du crâne, du fémur, de la nuque, regarder, scruter, analyser et se rassurer que ces deux bébés là sont en pleine forme.

J’ai beaucoup apprécié cette demie-heure (qui aurait pu s’éterniser tellement le spectacle est réjouissant), elle m’a tout montré, expliqué, elle a pris le temps de me rassurer, de me montrer mes bébés sous toutes les coutures, de me dire qu’ils étaient « parfaits » et « magnifiques ».

J’ai pleuré d’émotion et de bonheur parce que ces moments là, je craignais tellement de ne jamais pouvoir les vivre que j’ai pu savourer chaque seconde de ce moment d’exception.

A 12 semaines, le sexe n’est pas encore déterminé, il faut attendre la 13ème semaine et la 15ème pour qu’il n’y ait aucun doute. Verdict le 10 juillet prochain. Les paris sont lancés !

Je suis repartie avec mes clichés sous le bras et un sourire figé (que j’ai toujours). Je suis sur un petit nuage, je suis heureuse, tout simplement.

Les annonces continuent avec leur lot d’émotions, de larmes, de joie et de bonheur partagé. Je n’ai jamais vécu une période aussi exceptionnelle de toute ma vie.

Je n’ai qu’une peur, que tout cela soit un rêve, un moment trop beau pour qu’il ne dure. Alors je vais espérer très fort que cette année soit celle pour mon plus grand bonheur et que mes bébés soient en pleine santé, en grande forme, mignons comme tout et que je puisse moi aussi avoir la chance de goûter à ce délicieux bonheur.

Pour l’instant, je profite de chaque instant et me régale. Pour autant je pense à vous quotidiennement, vous qui souffrez tant, qui attendez, qui espérez et qui êtes spectatrices. Je pense à vous chaque jour et donnerais tant pour que votre tour soit le prochain…

Absente de la blogo mais tout va bien !

Voilà, le titre résume bien la situation, pas de teasing pour cet article ! Après vous avoir abreuvé de posts, de chiffres, de résultats de dosages et d’échos en début d’année, je suis maintenant très absente de la blogo.

Pourtant je vous lis pour la plupart, même si je ne prends pas toujours le temps de commenter, j’essaie de garder le contact avec vous mais j’avoue que je suis fatiguée !

Je ne me plains de rien parce que chaque jour je me rends compte de la chance que j’ai, alors je profite des petits plaisirs de ce début de grossesse : nausées et vomitos à l’occasion (on en recense moins de 10 par semaine mais les nausées elles sont présentes H24), fatigue (mes nuits débutent à 22h) et perte de poids (j’en suis à -3) qui me rend un peu faiblarde. Avec tout ça, j’ai du mal à rester debout très longtemps et la place assise dans le métro est vécu comme un petit miracle quotidien.

A part ça, je bosse sans problème et ça tombe plutôt bien puisque la période est calme et me permets de partir à 18h sans trop culpabiliser.

Je sors assez peu en semaine (trop fatiguée et barbouillée après 19h) mais profite de mes week-ends à 200%.

J’ai eu l’occasion de faire quelques annonces à des amis et collègues et chaque fois, l’émotion est très forte et on retient les 2 bébés plutôt que l’absence de papa. Je n’ai eu droit à aucune remarque douteuse ou désagréable, je savoure même si je sais que je n’ai informé à ce jour que des proches dont je n’appréhendais nullement la réaction (fastoche).

En bref, tout va plutôt bien, même si les journées me semblent bien plus courtes que d’habitude et que je n’ai pas mangé de chocolat (moi !!!) depuis 2 mois.

Merci pour vos petits mots, votre soutien et votre présence et j’espère que vous pardonnerez mon éloignement (temporaire).

L’écho du 1er trimestre est prévue pour le 10 juin, je vous raconterai…

Echo 8 SA (13 mai)

Déjà 8 semaines d’aménorrhées, déjà 4 semaines que je me sais enceinte, le temps passe à une vitesse incroyable (il faut dire qu’en se couchant à 21h, les journées sont plus courtes !)

Hier, j’avais donc rendez-vous avec Clémence pour la (déjà) 3ème écho (la 1ère étant précoce parce que j’avais la trouille, la 2ème à l’hôpital après mon malaise).

Ma mère était là à mes côtés, nous étions 3 femmes heureuses et souriantes hier autour de l’image de mes deux crevettes. 1,6 et 1,7 cm de bonheur au creux de mon ventre. Les petits cœurs battent bien et les embryons ont une taille et une physionomie parfaites (oui, ils sont objectivement sublimes <3).

La gynéco m’a donné la Fameuse déclaration de grossesse, à ne pas envoyer tout de suite mais sans trop attendre non plus.

Le prochain rdv devra se faire à la maternité (que j’ai donc choisi hier). Compte tenu du fait qu’il s’agit d’une grossesse gémellaire, il est préférable de choisir une maternité de niveau 3 (il y en a 3 à Paris), et celle que j’essaie de joindre depuis ce matin m’annonce plus de 10 minutes d’attente avant de m’inviter à réitérer mon appel ultérieurement. Ce point là m’inquiétait un peu, j’espère donc que cette mater pourra m’accepter (ils demandent de s’inscrire dès le 1er mois de grossesse !!).

En parlant d’accouchement, il est prévu pour le 30 décembre, avec sans doute 2 voire 3 semaines d’avance donc pour la mi ou le début décembre (j’ai toujours rêvé d’avoir un bébé de décembre, pour l’école, parce que j’aime ce mois, que c’est celui de mon anniversaire : je vais être capable d’accoucher le jour J !).

Dans cette maternité, il y a de nombreuses formes de préparation à l’accouchement, dont une avec hypnose, et l’idée me plait bien (même si je suis consciente que le risque de césarienne est élevé).

Les crevettes vont bien et je commence doucement à prendre conscience de ce qu’il m’arrive, de mon immense chance, de ce que ma vie va devenir, de combien je vais changer.

Je suis nauséeuse quasiment à longueur de journée et la gynéco m’a conseillé d’arrêter le primpéran quotidien (3 prises) que m’avait prescrit le médecin à l’hôpital. J’ai perdu un peu de poids mais essaie de manger équilibré (ça compte les cookies et les céréales Extra au déj !?) et suffisamment pour ne pas trop perdre, la barre des 47kgs doit être la limite (atteinte toute habillée). Mais je vais bien, je suis sur un petit nuage et les nausées et vomitos n’auront aucunement raison de moi, pas plus que la fatigue.

Je commence à réfléchir aux achats à faire (ma petite fortune me permettra de faire une razzia sur…le bon coin !) et suis preneuse de tous vos bons conseils pour jumeaux à équiper dès la naissance !

Pour résumer, tout va bien par ici, je savoure mon bonheur en goûtant aux plaisirs d’un début de grossesse gémellaire.

J’ai conscience de ma chance et chaque jour je pense à vous qui souffrez tant et vous battez chaque jour et qui devez vous dire que j’ai pris votre tour (je comprends, et même, je ne peux que vous donner raison). Je vous embrasse fort et continue d’être à vos côtés, chaque instant.

Merci de votre soutien ici sur ce blog ou en off, c’est un vrai bonheur de vous avoir près de moi ❤

Coup double

Ça fait 4 jours que j’ai des nausées non stop, jour et nuit. 4 jours que je me couche à 21h30 et ne suis capable d’avaler que des choses insipides (type pâtes à l’eau ou blé à rien).

Ce matin, après une bonne nuit de sommeil, je me sentais en forme pour passer à la pharmacie, aller faire mes courses pour l’apéro dînatoire que j’organise chez moi ce soir. Au top.

Me voici donc en route, il fait chaud quand même dans ce magasin…

Arrivée à la caisse, la dame devant ne se presse pas trop, j’ai vraiment chaud.

Au moment de ranger ms petites affaires dans mon sac, je sens tous les signes avant coureurs d’un malaise vagal. Et puis pas le temps de m’asseoir, je suis déjà dans les bras de l’agent de sécurité qui m’a rattrapé in extremis avant que je me retrouve par terre.

On m’assoit mais je tiens à peine sur ma chaise, on m’allonge derrière l’accueil, par terre, je grelotte de partout.

Les pompiers arrivent quelques minutes plus tard, alors qu’un quantité impressionnante de femmes se soient occupées et inquiétées de mon état.

On fait un bilan dans le camion et direction les urgences mater.

Après 1h30 d’attente, je vois une externe qui fait un 1er bilan.

On attend ensuite le médecin.

Elle me fait une écho, tourne la tête vers moi alors que je scrutais le monito.

Elle me dit : « j’ai une nouvelle »

Je lui réponds : « oui il y en a 2 »

Elle me demande si je savais, je lui réponds que non mais que c’est très net à l’écho.

Il y a donc deux sacs, deux placentas, deux bébés.

Et moi qui croyais que l’annonce de ma grossesse serait l’annonce de l’année, je ne m’attendais pas à remettre ça de si tôt…

Des larmes de bonheur

(Vous noterez qu’après les derniers épisodes à rebondissements et les tristes nouvelles qui se transforment en joie immense, je la joue soft dans mes titres, je vais à l’essentiel…)

Tout est dit ou presque, ma petite bulle de bonheur est bien située, grande comme il faut et tout va bien.

J’étais dans un état de stress immense depuis ce matin et il grandissait d’heure en heure. La gynéco a eu la bonne idée d’être très peu en retard ce qui m’a permis de ne pas m’angoisser trop longtemps en salle d’attente.

Elle me sourit et me demande si ça va, elle voit que je suis stressée et me fait grimper tout de suite sur la table. 5 minutes après avoir passé la porte de son cabinet, je distingue nettement ce petit haricot noir. Elle sourit, a l’air heureuse, et moi je respire enfin.

Il n’y en a qu’un, elle m’avoue qu’elle pensait qu’il pouvait y en avoir deux au vu des taux de bHCG.

On parle vaccin et prise de sang, elle me demande si j’ai choisi la maternité, je ris et lui réponds que je n’ai toujours pas vraiment réalisé alors la maternité non, je n’ai pas réfléchi ! (et puis de toutes façons je vais déménager)

A priori c’est elle qui me suivra (et j’aurais droit à une écho par mois !).

Quand je lui parle du 1er juillet pour enfin souffler (3 mois), elle me dit que dès le 10 juin ça ira, elle a l’air optimiste et me dit qu’il faudrait juste s’inquiéter en cas de fortes douleurs, de grosses pertes de sang ou si ma poitrine ne devait plus se faire sentir (aujourd’hui elle est gonflée et sensible).

En somme tout va bien.

J’appelle ma mère en sortant et fonds en larme. Je réalise enfin ce qui m’arrive.

Je suis rassurée pour l’instant, même si je sais que je vais rester angoissée jusqu’au 13 mai, où je pourrai entendre son petit coeur, et puis jusqu’au 10 juin, pour arrêter de craindre que tout s’arrête trop vite, trop tôt.

On continue de croiser et d’y croire fort, m’enlever le plus grand bonheur de ma vie maintenant me semble inimaginable…

Totalement angoissée…

Voilà, une fois encore je ne passe pas par 4 chemines pour m’exprimer. Je suis hyper angoissée, anxieuse, stressée, j’ai la trouille que tout s’arrête, que ce qui m’arrive ne soit qu’éphémère, que je n’ai pas vraiment droit de vivre ça, qu’on se soit trompé dans la distribution des bonnes nouvelles.

J’ai réussi à passer le week-end sans trop stresser, parce que j’étais très entourée, mais aujourd’hui j’étais seule, je suis en congés, je suis fatiguée (nuit de 22h à 4h puis de 6 à 7), je m’endors à 15h30 devant Dexter alors que je suis en temps normal incapable de faire la sieste.

Oui mes seins sont sensibles et un peu gonflés, je sens toujours cette lourdeur dans le bas de mon ventre, je suis épuisée mais j’ai peur, tant que je n’aurais pas vu ce petit bout de vie au creux de moi, je n’arriverais pas à y croire, à réaliser et à espérer. Alors en attendant je joue l’ignorance, j’essaie de faire abstraction, mais évidement c’est impossible.

Alors après avoir résisté des heures, j’ai envoyé à mail à Clémence, pour lui faire part de mon état d’anxiété, ma peur de n’avoir pas encore « vu », ma demande de faire une écho cette semaine. Ce n’est pas bien, il faut que je déstresse, je ne veux pas être une hystérique ou une grande anxieuse durant 9 mois, et encore plus après. Mais à quelques jours de l’annonce à ma petite sœur, à semaines de l’insémination, j’ai besoin de pouvoir croire vraiment à ce qu’il m’arrive.

Clémence m’a répondu dans les 5 minutes, elle me propose de prendre rdv mercredi, ça fera pile 3 semaines.

Je suis maintenant rassurée, et toujours aussi stressée. Faites que tout aille bien et que je puisse croire au bonheur qui me tombe dessus, faites que ce petit bonheur qui a décidé de se nicher en moi y reste précieusement jusqu’à la fin de l’année.

Un bonheur en 3 chiffres

Pas de suspense cette fois ci, je vous annonce la nouvelle sans détours : 459

C’est donc LE chiffre du jour, après un 174 inattendu à 13 DPO. Le chiffre a plus que doublé en 48 heures. L’aventure continue. Je commence à sortir doucement de la brume dans laquelle j’étais depuis mardi midi.

Pour autant, je ne réalise pas encore bien qu’on parle de moi…

Je suis incapable de dire que je suis…

La poignée d’amis au courant m’envoie des cœurs et des smileys par dizaine, les soirées jus de fruits s’organisent, mes parents sont sur un petit nuage, et ma petite sœur d’amour sera informée IRL vendredi prochain de la bonne nouvelle. La gynéco est ravie et m’a déjà programmé une écho. Et papabio est aux anges lui aussi !

La prochaine étape est fixée au 13 mai…

On souffle donc un peu tout en continuant de croiser fort les doigts pour que cette étincelle de bonheur se fasse un petit nid douillet pour les 261 jours à venir.

Faut-il y croire !? (174)

J’ai reçu les résultats du labo, à 13 DPO.

Le taux est à 174 UI/l.

Je suis sans dessus-dessous, je n’en reviens pas. Je suis heureuse, je suis encore plus flippée que ce matin alors que je croyais que tout était fini.

J’ai eu deux de mes meilleures amis au téléphone, j’ai eu Violette par texto, ma gynéco par mail.

Le taux est positif, et ça ne peut pas être du à un résidu d’ovitrelle.

Le taux est positif.

Je ne peux pas l’écrire mais je suis…

Le taux est positif et le test de ce matin était négatif. Je n’y comprends rien, saleté de test de marde.

Ma gynéco me demande de refaire le dosage HCG dans 48 heures, pour vérifier que le taux grimpe comme il faut.

Je n’en reviens pas, je n’ai toujours pas accusé le coup.

Bon sang, le taux est positif…